Après une première sortie en Sicile début octobre 2016 pour des chanceux décidés à profiter de l’été indien, 10 cimesdixneuviens décident de réitérer l’expérience fin mai en profitant du weekend de l’Ascension, pour voir si les conditions à San Vito sont aussi favorables au printemps qu’à l’automne. Pierre, Xav, Angèl, Nico, Caro (P), Sergio, François, Pauline, Caro (M) et Arthur sont du voyage, plutôt mer que montagne.

Le spot

 

San Vito lo Capo est avant tout un lieu de villégiature bien connu des Siciliens et des Italiens en général. Élue plus belle plage d’Italie, la ville voit débarquer des nuées de touristes en période estivale. Période qui intéresse peu les grimpeurs puisque, la ville étant située plus près de Tunis que de Rome, la magnésie ne peut rien contre les doigts dégoulinants de juin à septembre. Le reste du temps en revanche, on y trouve des logements à un prix abordable, et des températures estivales quand les montagnes hexagonales sont encore couvertes de neige. Nous avions opté pour une villa confortable dans le petit village de Macari, proche de la plage et des falaises.

La grimpe

Sur le plan escalade, on grimpe sur du calcaire assez compact et rarement patiné, essentiellement sur des couennes (les grandes voies abordables sont rares, la majorité étant des GV dans le 7 max dont les longueurs les plus faciles sont peu ou pas protégées). Les voies sont souvent dans des lignes assez verticales où la conti durement acquise à Ladoumègue pendant l’hiver paye. On passe le plus clair de notre temps sur deux falaises : une falaise haute de 30 mètres continue sur plusieurs kilomètres et comptant d’innombrables voies dans tous les niveaux (Salinella), exposée quasi exclusivement ouest, et donc très chaude en cette fin de printemps ; et une falaise sur le Monte Monaco (secteurs Nuova Ossessione et Cattedrale nel Deserto) qui domine la ville, fraîche car à l’ombre l’après midi, avec des lignes sur concrétions, colonnettes, fissures, magnifiques mais dont le 5 est quasiment absent. Pour se rafraichir, on peut aussi enfiler son maillot de bain et ses chaussons et s’initier au psychobloc sur le dévers à grosses prises de Cala Firriato.